Les origines de Riddes se perdent dans la nuit des temps. Les découvertes archéologiques faites dans ce village laissent supposer qu'il fût occupé depuis la Tène finale, c'est-à-dire le 2e siècle avant Jésus-Christ. Deux éléments distinguent la préhistoire riddanne. Premièrement, l’existence d’un atelier de fabrication de bracelets valaisans est prouvée par la présence de nombreuses pièces ratées et de résidus de bronze.
Mais c'est surtout la présence d'une nécropole qui est intéressante.. Tout d'abord parce que les différents styles de ses tombes attestent d'une occupation permanente du territoire entre le 1er siècle av. J.-C. et le 1er siècle ap. J.C. Mais aussi parce que la nécropole découverte à Riddes marque, avec celle de Fully, le passage des mausolées familiaux à un ensemble plus vaste de tombes préfigurant les cimetières actuels.
Ces découvertes ainsi que d’autres pourraient faire de Riddes, l’un des sites préhistoriques les plus importants du canton. Malheureusement la Commune de Riddes, à l'instar d’autres villages valaisans est victime de nombreux obstacles qui empêchent une connaissance plus élaborée de cette époque. Les objets découverts à Riddes ont été remis au Musée cantonal d’archéologie sans inventaires détaillés et surtout sans localisation exacte. Le fort développement que connaît le Valais durant le 20e siècle, notamment en ce qui concerne la construction, empêche également la mise à jour de nouvelles découvertes car on préféra enterrer ou détruire l’objet plutôt que de risquer un retard dans les travaux qui aurait entraîné un surcoût financier. Et l’affirmation de David Viollier, assistant au Musée National suisse en 1908, garde toute son actualité:
"On peut donc dire avec certitude que tout espoir est perdu, de pouvoir réparer le mal. On ne peut que constater avec regrets que des trésors inestimables sont aujourd'hui perdus sans retour pour la science."
Une autre preuve des origines relativement anciennes de la Commune de Riddes réside dans l’étymologie. Le mot Riddes vient du celte «rid » qui désigne un passage à gué sur un cours d’eau.
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